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  L'hindouisme

 

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JEUX DIVINS

 

Mais dans la pratique, lorsque l’on se soumet à une discipline spirituelle donnée, ce jeu devient alors un vrai combat, car on se retrouve abruptement confronté à de nombreux aspects de l’existence dont on ne soupçonnait pas nécessairement l’existence, ( idées, habitudes, constructions mentales, désirs, réclamations, passions de la nature vitale, obstinations, inertie de la nature physique…)  

Cette Lîla, ce jeu un peu incompréhensible de la Shakti qui nous mène malgré nous est cependant définie par Aurobindo comme « la synthèse du calme et de la danse », divine béatitude tant pour l’être divin qui anime le jeu, que pour ceux qui, libérés des contraintes de la nature inférieure, ont réalisés la conscience du témoin calme et libre, observant le jeu des forces, sans s’y attacher ni se laisser entraîner par elles.  

 

RENOUVEAU

 

Dans la majorité des conceptions yoguiques antérieures à Vivekanada. La préoccupation principale était d’accélérer l’émancipation individuelle du yogin. Celui-ci ne se préoccupait nullement du sort de l’humanité ni de son évolution. On aurait cependant tort de trop conclure hâtivement à l’inutilité pratique de tels individus, car même isolés dans leur profonde méditation, leur rayonnement passif est tel qu’il influence obligatoirement l’environ-nement psychique, et puissamment.  

Swamî VIVEKANANDA  

« La religion n’est pas pour les ventres vides » disait Ramakrishna qui le premier pensa aux nécessités de la vie pratique, relayé par son disciple fidèle le swamî Vivekananda. 

Ce dernier eut la lourde tâche de remuer l’inertie spirituelle de l’Inde, et d’apporter en occident les ferments de la haute spiritualité orientale. 

Il lui arrivait fréquemment de rabrouer ces moines qui passaient leur temps à la méditation plutôt que d’aller aider à soulager la souffrance d’autrui.

 

Sri Aurobindo emboîta leurs augustes pas en annonçant que « le Yoga que nous pratiquons n’est pas pour nous seuls, mais pour l’humanité. » 

Son but n’est pas l’émancipation individuelle, bien que celle-ci soit une condition nécessaire du yoga, mais «la vie et la spiritualisation », la libération de la race humaine.  

Ce n’est pas la béatitude individuelle qui est recherchée, mais « la descente sur terre de la béatitude divine, la venue du royaume des cieux annoncée par le Christ, la réalisation de l’humanité divine, en nous-mêmes et en d’autres. »

En disant cela, Aurobindo n’innove ni n’invente, car nous trouvons dans les Upanishads le principe selon lequel « le salut individuel est considéré comme un moyen vers une grande victoire cosmique ».  

Shri Aurobindo accepte intégralement la vision hindoue de l’évolution cyclique et des quatre âges (yugas) que l’humanité traverse successivement au cours de chaque cycle (kalpa). Son effort consiste à servir le divin en facilitant l’arrivée du prochain âge d’or et de vérité (satya yuga) devant succéder à notre présent âge de pierre et d’ignorance (kali yuga).  

Conjointement à cet âge d’or, devra venir un nouveau type d’homme, qui comparé à la moyenne de l’humanité sera vu comme un Surhomme.

Pour Aurobindo, le monde est le fruit de l’interaction de forces terribles, qui tout en ayant une origine commune, se manifestent sous des formes diverse et souvent contradictoires. Il donne une classification de ces forces et de leur hiérarchisation sous forme de plans, tout en précisant qu’il ne fallait pas y accorder une très grande importance, tant ces forces sont imbriquées.

Il divise ces plans en quatre parties :

Pour les hindous, la création du monde est répétitive, et obéit à la loi des cycles. comme la graine qui engendre l’arbre, lui-même engendre une graine nouvelle, et ainsi de suite. Chaque période de création est dite Kalpa, ou « un jour de Brahmâ » et dure 4.320 millions d’années.

Chaque Kalpa comprend 1000 périodes, Chatur-yugas, ou plus communément mahâ-yuga, sub-divisé en quatre âges (yugas), qui se succèdent dans un ordre régulier. Il y a d’abord l’âge d’or, SATYA YUGA où règne l’harmonie et la suffisance, puis vient le TETRA YUGA, où cette harmonie se désagrège, et n’est plus soutenue que par la force de la volonté individuelle et collective, puis vient le DVAPARA YUGA, où l’homme doit faire face à une nouvelle désagrégation de l’harmonie, et enfin le KALI YUGA ou âge de fer, où l’ignorance et l’obscurité règnent en maître.

A la fin du Kalpa, vient la « dissolution finale » où disparaît toute la création, et annonçant un nouveau cycle de Kalpa  

 

   

   

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