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L'Actualité spirituelle et Hindoue | |||||||
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4/6
La bonne nouvelle est qu'il existe bien une, ou des solutions à nos fré-nésies mortelles. Il est possible de reprendre comme les anciens le contrôle de notre psyché, de circonscrire le champ de pouvoir de l'EGO à son essentialité.
Le sens de la séparation d'avec les autres peut disparaître. Nous pouvons retrouver la communion psychique comme avant.
Il suffit pour cela d'avoir le courage, ou la lucidité d'entreprendre des démarches visant à nous déconnecter des attaches objectives, affectives et psychiques, toutes centrées sur nous-mêmes et notre petite personne.
La guerre ne cessera qu'avec l'extinction du pouvoir de l'Ego érigé en Ego collectif. C'est le conflit en nous, celui je du dehors tiraillé par ses peurs de la mort et du manque qui génère la violence extérieure.
La PAIX ne s'impose pas de force, elle se conquiert de l'intérieur. Ainsi, elle rayonnera sur les autres, sans qu'il y ait besoin de l'imposer. Imposer n'est qu'une forme encore déguisée de déclaration de guerre. Nous avons historiquement eu la SDN (la société des nations) au sortir de la première guerre mondiale, puis l'ONU, au sortir de la seconde. Les choses sont-elles meilleures avec ?
Les nations les plus fortes ont toujours su détourner à leurs avantages les actions de ces initiatives. A quoi sert de nos jours l'ONU, à part être la chambre d'accréditation aveugle du terrorisme impuni du prédateur américain ?
Le monde ne sera sauvé que par la spiritualité intérieure, pas par ses formes dévoyées. La guerre finira quand nous saurons dire non à notre inconscience dans Avyidya g
M.D.
Analyses Une
mondialisation plurielle, par Edgar Morin (sociologue)
Le
vaisseau spatial Terre est propulsé par quatre moteurs associés et en même
temps incontrôlés : science, technique, industrie, capitalisme. La globalisation peut être considérée comme le stade ultime d'une planétarisation techno-économique. Elle peut être considérée en même temps comme l'émergence inégale et chaotique d'un embryon de société-monde. Une société dispose d'un territoire comportant un système de communications. La planète est un territoire doté d'une texture de communications (avions, phone, fax, Internet) comme jamais aucune société n'a pu en disposer dans le passé. Une société inclut une économie ; l'économie est, de fait, mondiale, mais il lui manque les contraintes d'une société organisée (lois, droit, contrôle) et les institutions mondiales actuelles, FMI et autres, sont inaptes à effectuer les régulations nécessaires. Une société est inséparable d'une civilisation. Il existe une civilisation mondiale, issue de la civilisation occidentale, que développe le jeu interactif de la science, de la technique, de l'industrie, du capitalisme, et qui comporte un certain nombre de valeurs standards. Une société, tout en comportant en son sein de multiples cultures, suscite aussi une culture propre. Or il existe de multiples courants transculturels, qui irriguent les cultures tout en les dépassant, et qui constituent une quasi-culture planétaire. Métissages, hybridations, personnalités biculturelles (Rushdie, Arjun Appadura) ou cosmopolites enrichissent sans cesse cette vie transculturelle. Au cours du XXe siècle, les médias ont produit, diffusé et brassé un folklore mondial à partir de thèmes originaux issus de cultures différentes, tantôt ressourcés, tantôt syncrétisés. Il est remarquable que les formidables machines culturelles du cinéma, de la chanson, du rock, de la télévision, animées par le profit et organisées selon une division quasi industrielle du travail, surtout à Hollywood, aient pu produire autre chose que des œuvres médiocres et conformistes ; il y eut et il y a de la créativité dans tous ces domaines. Un folklore planétaire s'est constitué et il s'enrichit par intégrations et rencontres. Quand il s'agit d'art, de musique, de littérature, de pensée, la mondialisation culturelle n'est pas homogénéisante. Il se constitue de grandes vagues transculturelles qui favorisent l'expression des originalités nationales en leur sein. Le métissage a toujours recréé de la diversité, tout en favorisant l'intercommunication. Le jazz fut d'abord un hybride afro-américain, produit singulier de La Nouvelle-Orléans, qui se répandit aux Etats-Unis en connaissant de multiples mutations, sans que les nouveaux styles fassent disparaître les styles précédents ; et il devint une musique nègre-blanche, écoutée, dansée puis jouée par des Blancs, et, sous toutes ses formes, il se répandit dans le monde, tandis que le vieux style New-Orleans, apparemment délaissé à sa source, renaissait dans les caves de Saint-Germain-des-Prés, revenait aux Etats-Unis et se réinstallait à la Nouvelle-Orléans.
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