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MYTHES ET CONTROVERSES !!!

L’histoire extraordinaire de C. CASTANEDA est celle d’un homme qui raconte son initiation étonnante auprès d’un maître indien du Mexique.

La concision de l’enseignement, les expériences sous drogues et en plans de conscience différenciés amenèrent beaucoup de personnes à douter de la réalité de cette expérience.

 

"L'affaire Castaneda" alimente de nombreux débats et plusieurs ou-vrages, polémiques souvent et passionnés toujours. On s'interroge surtout sur le point de savoir si ses récits sont la relation de faits de sorcellerie ou des délires produits par l'absorption de drogues, et plus radicalement s'il sagit de faits vé-ridiques ou d'histoires inventées. Carlos Castaneda a appris l'art de « la traque » d'un homme dans l’ombre, un professeur, un mirage. Son mentor, Don Juan, refuse d’être défini, dénie chaque tentative d'être classé dans une  catégorie. Vous pouvez tout connaître de son enseignement, mais vous ne pourrez jamais vraiment savoir qui il est vraiment.

Vous pouvez peindre un tableau dans votre esprit de don Juan mais vous pouvez parier qu'il brouillera les cartes, se déplaçant plus rapidement que votre esprit tentant de l'enfermer dans une boîte.

Fait ou fiction ? Cet homme a-t-il vraiment existé ou Carlos l'a-t-il tiré de son chapeau magique comme une partie de sa démonstration anthro-pologique ?

 

En un mot, Castaneda est-il un ethnomé-thodologue (praticien de la sociologie qui expérimente lui-même ce qu’il raconte) qui a touché à des domaines inexplorés, un étudiant peu sérieux et délirant, ou tout simplement un mystificateur génial, auteur d'un canular sans précédent ? 

Mais on oublie toujours (mis à part un article de R. de Mille dans The Don Juan Papers) (De Mille 1980) de replacer Castaneda dans son contexte théorique, ce qui semble pourtant essentiel pour com-prendre sa demarche.

L'ethnométhodologie est un produit culturel californien initié par Garfinkel, arrivé à Los Angeles en 1954. C’est la critique "des allants de soi" aussi bien psychologiques qu'é-pistémologiques. Elle va vers un ailleurs de la science et vers un ailleurs de la conscience. Cette double démarche s’appuie fondamentalement sur l’idée qu’on ne peut rien comprendre de l’extérieur, du lieu de la neutralité. Neuter : ni l’un, ni l’autre. C’est-à-dire rien.

Or, si on y prête quelque attention, la référence est évidente, centrale et massive : Castaneda a écrit ses textes (en tout cas les premiers L'herbe du diable, Voir et Ixtlan) en s'appuyant systématiquement sur la démarche et les concepts ethnométhodologiques.

 

Ce n'est d'ailleurs nullement un secret au strict plan de la réalité. Sur ses dix ans d'etudes universitaires, il en a passé sept en ethnologie, dans la mouvance Garfinkelienne ; Garfinkel a fait partie de son jury de thèse ;  il a suivi de près son travail, qu'il lui a fait réécrire trois fois, en lui donnant ce conseil méthodologique: " Je n'ai pas besoin d'explications. Présente-moi simplement les faits bruts, tels qu'ils se sont produits. La richesse du détail, voilà l'essentiel " D.C. Noël 1981 ; d'ailleurs Castaneda exprime dans la dédicace de sa thèse ( L'herbe du diable ), sa dette théorique vis-à-vis de Garfinkel (Castaneda 1972)

Certes, Castaneda ne "récite" pas Garfinkel ; mais seul le recours à l'ethnométhodologie permet de comprendre l'espèce de justification permanente qu'il presente au fil des lignes. On ne peut accepter le discours de Don Juan que dans le cadre d'une critique fondamentale des sciences humaines. Le personnage du petit étudiant naïf qui plaque, évidemment sans succès, ses schémas préétablis sur une réalité humaine inaccessible, ne prend son sens qu'au crible de la critique garfinkelienne des modèles sociologiques : "j'étais "l'étranger", celui qui n'a pas la capacité de faire des interprétations intelligentes et adéquates des unités de significations propres" ( Voir, p. 20 ). Carlos ne peut rien comprendre à cause de ses préjugés intellectualistes. Les exemples abondent, éparpillés, au long des pages ( Herbe du diable, p. 18 ; Voir, p. 56 ; Ixtlan p. 69, etc...), jusqu'a la remise en cause de la conception épistémologique du monde rationaliste : " tu nommes réel ce que tu connais" ( Ixtlan, p. 132).

L'ensemble ne se présente pas, pour des raisons d'évidente lisibilité du grand public, sous forme de citations explicites ; mais la référence à Garfinkel est évidente pour les lecteurs universitaires : " Un événement, s'il se produit dans un sys-tème étranger d'interprétations sensées, ne peut se comprendre qu'en termes des unités de signification propres à ce système (...).

L'adoption de la méthode phénoménologique est le corollaire de cet état de choses : "j'enregistrais ce que je percevais, et je m'efforçais de suspendre tout jugement personnel" ( Voir, p. 27 ).

 

Don Juan se livre à la technique garfinkelienne du "breaching" (De Mille 1980) : "Il avait pour tâche de déranger cette certitude particulière que je partage avec tous les hommes : la certitude que nos vues pleines de "bon sens" sont définitives" ( Voir, P. 21 ).

 

La définition de Don Juan est strictement celle d'un savant de l'intérieur : " Par praticien j'entends un participant qui possède une connaissance adéquate de toutes, ou presque, les unités de significations entrant en jeu dans son système particulier d'interprétation sensée" (ibid.). C'est très exactement la récitation des définitions posées par Garfinkel dans les Studies...

 

Le mimétisme dans la démarche va jusqu'à l'imitation de l'expérience princeps relatée par Garfinkel à propos des jurés de Wichita, où il part d'un travail classique sur les groupes pour aboutir à l'élaboration du terme d'ethnométhodologie : " J'acceptai le fait que les sorciers participants étaient d'accord sur la nature de la réalité, et cela sans aucun échange visible de mots ou de signes. J'en conclus que pour obtenir un tel accord ils devaient employer un code trés élaboré. Conclusion ethno-méthodologique on ne peut plus classique." ( Garfinkel, 1985). La démarche anti-sociologique est répétée aussi bien dans l'analyse structurale, organisée en quatre phases : 

1. La reconnaissance des codes et des ethométhodes ( les sytèmes de classification de Don Juan). 

2. L'indifference ethnométhodologique aux modes de savoir l' "équivalence entre les différentes formes de consensus" ( Herbe du diable, P. 30 ), interrogation renvoyée à la réalité "ordinaire", avec remise en cause du statut de la vérité : " Mensonge ou vérité m'importe peu (...) Il répondit que de toute façon je trompais tout le monde ( Ixtlan, P. 27 ). 

3. Le franchissement de la barrière de la forme sociale, chose difficile et parfois décourageante : " Il me fut difficile de saisir ses méthodes et ses concepts parce que les éléments de sa description me restaient étrangers et surtout incompatibles avec ceux de ma propre description" ( Ixtlan, p. 9). 

4. L'adoption du point de vue de Don Juan, qui arrivera à "inverser les rôles" (ibid, p. 23). et à devenir l'initiateur de Carlos. 

Mais ce lourd travail d' "adquiring membership" ne trouvera son succès que quand Carlos deviendra lui-même un guerrier, c'est-à-dire dans le cinquième ouvrage intitulé Le second anneau de pouvoir.

 

DDD

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