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La
plus vieille religion du Monde !
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On
parle peu du Jaïnisme, parce qu’il fait peu de bruit.
Pourtant, ses origines se perdent dans le nuit des
temps, les sources connues le datent de 9 siècles
avant J.C., et de toutes les religions en cours, elle est
la seule qui ouvertement place la non-violence absolue
comme vecteur principal, et règle suprême de foi.
Un
mot d’ordre AHIMSA, la non-violence, popularisée par
Gandhi durant la lutte d’indépendance de l’Inde. |
Pour
les Jaïns, AHIMSA veut dire non-violence dans la pensée, dans
les actes, dans la parole. Ce principe est poussé jusqu’à
refuser toute tentative d’incitation active comme passive à
la violence si minime soit-elle !
Religion
originale à bien des égards, exigeante, extrême de par les
ascèses demandées, elle est pourtant, enfant des VEDAS.
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SOURCES
DOCTRINAIRES |
Ahimsa,
non-violence est composé du préfixe privatif
A
et de
HIMS,
forme abrégée de la racine
HAN
(«frapper», «blesser», «tuer»).
Ce
terme est très ancien; on le trouve dans l’une des plus
anciennes Upanisad — la Chandogya upanisad (III, 17, 4), ainsi
que dans les Nirukta de Yaska.
Le
bouddhisme et plus encore le Jaïnisme vont lui imprimer un
accent spirituel et morale vigoureux.
L’ahimsa
est la première des quatre prescriptions contraignantes des
Yogasutra, devant le non-vol, la pureté et le non-mensonge.
Il
en découle que ses adeptes doivent se plier aux règles du végétarisme
et de l’abstention de sacrifices sanglants. De fait, ce point
fit beaucoup dans la disparition des rituels sanglants du védisme
primitif.
La
compassion envers tous les êtres fondent les bases de l’AHIMSA.
Le Bouddha historique s’y appuya comme base de son
enseignement. C’est en renonçant à la violence que l’homme
dépasse sa condition humaine et peut se fondre dans le Soi
universel.
Sankara
souligne que l’Énergie suprême, le Prânâ de l’intérieur
du corps, agit de façon non violente – point de vue pas forcément
partagé par les Hatha yogis !
Pour
ne pas nuire à la vie sous toutes ses formes, même les plus élémentaires
et les plus microscopiques, les moines jaïns en sont arrivés à
des précautions extrêmement minutieuses, comme filtrer l’eau,
se couvrir la bouche d’un linge pour ne pas risquer
d’absorber quelque animal, ou balayer soigneusement
l’endroit où l’on va s’asseoir pour ne point écraser le
moindre être vivant, etc. Le jeûne, arme violente pour eux
n’est pas vu comme tel, car c’est sur soi qu’il
s’exerce, en s’immolant soi-même en sacrifice.
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TIRTHANKARA |
Nulle
information ne nous est parvenue des débuts du Jaïnisme, seule
la réforme faite par Vardhamana Jina Mahavira au Vième siècle
a.v. J.C. sert de base pour nos contemporains. Ce qui en soi est
déjà une fort ancienne antériorité.
Quand
il naquit au 6ème siècle, l’ordre Jaïn existait déjà,
deux réformateurs majeurs initièrent le travail. Il n’est
que le 24ème TIRTHANKARA (prophète frayeur des voies). Rsabha,
le premier, Bhagavan Aristenami, ou Pârsva entre autres,
l’avaient précédé.