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PARSVA |
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Le
véritable précurseur est le vingt-troi-sième
Tirthankara, Parsva (son emblème est un un chaperon de
cobra). Nous sommes au 9ème siècle avant J.C.
Fils
du roi de Bénarès, Asvasena. Quand il eut trente ans,
il quitta sa ville natale, il s’entraîna par la
méditation et l’ascèse à la connaissance suprême,
puis il pro-clama la
Loi.
Progressivement,
de nombreux disciples l’entourèrent, hommes, femmes,
reli-gieux et laïcs, car il était transformé et devenu
l’«agréé des hommes», en ayant la capacité de
s’insinuer dans leurs cœurs pour les inspirer.
Il
poursuivra pendant 70 ans une ascèse rigoureuse, et
sentant sa fin proche, il gravit dans le Magadha
méridional le mont Samet-Sikhar, fit un jeûne d’un
mois, et s’éteignit.
La
famille du futur et dernier Tirthan-kara est issue de la
culture Jaïne laissée par Parsva. Et c’est 250 ans
plus tard que viendra au monde le réformateur le plus
connu de la religion. |
Vardhamana,
renommé plus tard
Jina Mahavira
se rattache à la noblesse par
son père, Siddhartha, chef de clan, et par sa mère, Trisala,
membre de la famille régnante des Licchavi.
Par
sa naissance il est membre de la caste des Ksatriya (guerriers). La
tradition svetambara affirme qu’il fut conçu dans le sein de
la brahmine Devananda, puis l’embryon sur ordre des dieux fut
transféré dans le ventre de sa future mère Trisala.
Au
cours des mois précédant sa naissance on assista à une
augmentation sensible des richesses du royaume, et cela
incita ses parents à lui donner comme nom Vardhamana
«dispensateur de prospérité».
L’enfant
eut une vie d’enfant et d’homme normal. Il se maria à une
Ksatriya, Yasoda, eut avec elle une fille, Anavadya, qui, plus
tard, épousera un noble.
Mais
à la mort de ses parents, quand il allait sur ses trente ans, il obtint de son frère aîné l’autorisation de renoncer au
monde.
Il
distribua ses biens, s’éloigna de son pays et, pendant treize
mois, mena la vie de moine errant. Tout en pratiquant les
austérités les plus ardues, jeûne, vivre nu dans le
froid,….il réfléchit en méditant, aux principes
fondamentaux de la communauté religieuse qu’il projetait
d’organiser. Et Il connut l’omniscience au terme de 2
années de mortification.
Pendant
42 ans, il parcourra le pays pour prêcher la doctrine,
et à soixante-douze ans, un jour à Pava, non loin de
l’actuelle Patna, il entre en nirvana.
Entre
temps, la magnificence du « Jina » s’était depuis
longtemps imposée.
Des
auditoires énormes se pressaient autour de lui, souvent
constitués majo-ritairement de femmes, bien que selon la
tradition, toutes les classes de la société était
représentée. Les conver-sions étaient nombreuses. A sa
mort, la communauté comptait 14 000 moines, 36 000
nonnes, et 55 000 disciples hommes pour 318 000 femmes. |
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Onze
disciples furent choisis par le Jina pour devenir «chefs de
groupes de 300 à 500 moines» (ganadhara ), d’eux, émerge le
plus vif et le plus proche du maître, Gautama Indrabhuti.
C’est cependant à un autre, Sudharman, qu’il appartiendra
de recueillir ses paroles et de les transmettre oralement.
Gautama
Indrabhuti, et Jambusvamin seront les dépositaires de ces
paroles, pensée intégrale du Maître, ils sont considérés
comme les ultimes omniscients ou kevalin.
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