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Approches
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Pour
bien saisir la pensée indienne, il faut noter que l’Inde
classique fait peu cas des distinctions dialectiques en vogue en
occident entre la « pensée » et « la vie »,
convaincue qu’elle est de l’unicité de toute
existence.
C’est
ainsi qu’envisager l’idée d’une religion à dogmes en
Inde est impossible. Ce serait une ossification qui méconnaîtrait
la diversité des exigences spirituelles propres à chaque
individu. Chaque homme est différent de ses semblables par une
structure mentale personnelle, des aspirations et des besoins
différents.
Il
lui faut donc faire l’effort de recherche de la formule la
plus optimale satisfaisant son épanouissement spirituel. Il
doit par lui-même découvrir et appliquer la sagesse qui lui
convient le mieux. Les saluts collectifs sont des pis-aller
utopiques allant au contraire de l’épanouissement réel de
l’être.
La
recherche indienne offre le cadre d’une discipline dans
laquelle l’hom-me partant de sa douloureuse individualité
limitée, se dépouille, puis se dépasse jusqu’à
s’accomplir.
La
prise de conscience de ces points nous aidera à mieux
comprendre le tableau ci-dessous dit des Shâstras, où, partant
d’une base commune les VEDAS, des extensions commentaires et développements
variés voire contradictoires s’exposent dans une symbiose
toute orientale.
©
CENTRE SHRI AUROBINDO mars 2000
La
première décomposition à noter est celle qui scinde la masse
des textes hindous en deux parties : SHRUTI
et SMRITI.
Le
mot SHRUTI est un synonyme de VEDA, étymologiquement signifiant
SAVOIR, SAGESSE. Le VEDA a pour sens principal : « Ecriture
par excellence ».
C’est
du VEDA qu’émanent les Upanishads qui en sont l’expansion
terminale, sa forme la plus dépouillée.
SMRITI
composé d’AGAMA, de PURANAS et de DARSHANAS veut dire
« Souvenir » ce dont on se souvient. Ce sont les
enseignements traditionnels de la sagesse humaine.
Mais
si SMRITI est la somme des connaissances de la sagesse humaine,
d’où vient le VEDA ?