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Depuis
près d'un siècle, par le biais des enseignements de grandes
personnalités comme Ajahn Chah, Ledi sayadaw, Bouddhadâssa,
Dhammapâla, Nyanâponika, Nyanâtiloka, W. Rahula, D.T Suzuki,
T. Deshimaru, Kalou rinpoché etc….le Bouddhisme a fait de
nombreux émules en Occident et l'on voit progressivement se
fonder des centres aux obédiences multiples.
En
Occident, le Bouddhisme, n’étant pas une religion, par la
philosophie qu'il véhicule, peut servir de base spirituelle aux
pratiques religieuses occidentales, telles le Christianisme,
l’Islam, etc. et co-exister avec celles-ci. Il incline
particulièrement à la tolérance par la compréhension
correcte des êtres vivants, des phénomènes et des choses.
Issu
d'une tradition plus que bi-millénaire, vulgarisé comme une
religion ouverte, regroupant presqu'1/2 milliard d'adeptes, le
Bouddhisme se révèle être une philosophie fondamentalement
essentielle de la Vie.
N’oublions
pas qu’il n'est devenu une religion que vers le II ème s a-p.
J-C. En effet, la tradition théravadine ou des anciens était
surtout une philosophie de vie, transmise par les moines et
appliquée rigoureusement par eux dans les monastères. Elle était
donc l'apanage unique d'un clergé soucieux de perpétuer les
enseignements originaux du Bouddha, homme réalisé qui
n'était en aucun cas ni un dieu, ni une divinité, s'en défendant
bien au contraire.
Comme
dans toute succession spirituelle, des dissensions dans l'ordre
monastique ont commencé à se manifester et, entre un certain
laxisme et un intégrisme quasi fanatique tous les deux condamnés
par Bouddha lui-même, une tendance (celle des mahâsanghika) a
vu le jour; tendance dans laquelle la Sangha, réservée
jusqu'alors uniquement aux moines, pourrait s'agrandir aux laïcs,
la Mahâsangha.
Ceux-ci
moins évolués spiri-tuellement que les moines ont
besoin de merveilleux, de pro-diges, de superstitions
pour croire, pour étayer les mises en pratique des
principes moraux et philosophiques, héritages de la vie
monastique.
C'est
à partir de ce moment, que le Bouddhisme, de pra-tique
spirituelle initiale, de Voie vers la Sagesse qu'il était,
va devenir religion. Au fur et à me-sure de son
extension terri-toriale, il s'acclimate des croyances
locales en érigeant, en divinités, les tenants des réponses
aux questions méta-physiques émises par le com-mun des
mortels. On voit alors se dessiner un panthéon boud-dhique. |
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Fleurissant
de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement
paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles.