
3/11

|
COURANTS
BOUDDHISTES |
Dressons
un court récapitulatif des diverses formes du Bouddhisme telles
qu'elles se présentent actuellement:

|
Les trois
Véhicules
ou grandes Traditions bouddhiques |
Ici,
il est capital de dissiper tout malentendu, aucun n'est supérieur
aux autres, ils sont différents, correspondent à des régions
géographiques distinctes, à des périodes distinctes, aussi à
des niveaux de consciences différents eu égard à
l'Enseignement dispensé, souvent tardif, et fortement teinté
de traditions hétérodoxes au Bouddhisme initial, soit antérieures
(hindouisme sa source) soit postérieures (lamaïsme, Bön,
animisme, chamanisme... qui ne peuvent en aucun cas se rattacher
au Bouddhisme).
1
- Petit Véhicule ou
Théra-vâda
(des
anciens) dit aussi Hinayâna, est l'enseignement direct du
vivant du Bouddha. Il est consacré au fait de parvenir, égocentriquement
soit dit en passant, au stade d'Arhat ou Saint. Ayant ainsi accédé
à la Sagesse ou l'Eveil, on est un Prateyka-Bouddha ou Bouddha
pour soi. Le Théra-vâda est répandu au Sri-Lanka,
en Birmanie,
au Cambodge,
au Laos,
en Thaïlande,
un peu en Inde.
Parmi les grands soûtras du Hinayâna, se trouvent les Metta et
le Mahâ-mangala suttas. Il représente, en pourcentage de la
totalité des populations bouddhistes autochtones, un total
d’environ 35 %
2
- Grand Véhicule ou
Mahâyâna,
postérieur de plus de deux siècles à la mort du Bouddha, est
lui par contre, plus altruiste et vise à dépasser cette quête
absolue, égocentrique et solitaire de la Sagesse, prônant le
fait qu'étant parvenu à l'Eveil, on aide le plus grand nombre
de ses prochains à y parvenir, en renonçant à l'accession au
Nirvâna (libération définitive de la forme humaine) pour
accepter une renaissance humaine, sous forme de Bodhisattva,
dans ce but altruiste.
Ce
véhicule est répandu au
Vietnam,
en
Chine,
en
Corée,
au
Japon,
avec parmi les écoles les plus connues: le Ch'an, le Zen
(Obaku, Rinzaï, Soto, Unmon), le Chogye coréen, les Jôdô
Shû et Jôdôshin Shû prônant la Terre Pure
d'Amitabha, le Nichiren Shû, le Tendaï, le Hossô, le
Reiyukaï ... parmi les centaines d'écoles, traditions et
"sectes" découlant du Mahâyâna. Quant à lui, son
pourcentage représente 62 % de la population indigène
bouddhiste.
3
- Faisant partie intégrante du Mahâyâna
de par sa finalité bodhisattvique (aide à autrui), mais se
différenciant quand même nettement jusqu'au point d'en faire
un troisième véhicule distinct, nous trouvons le
Véhicule adamantin (venant du diamant, destiné à trancher l'ego) et tantrique que l'on dénomme
principalement Vajrayâna,
quelque
fois Tantrayâna et même Mantrayâna (se définissant comme le
Véhicule qui, selon la tradition diffusée, permettrait par les
Pratiques ou Tantras d'accéder au Nirvâna en une seule
existence). Héritier des pratiques de l'Hindouisme et
des reliquats Bönpo, préexistantes localement et qui
n'appartiennent pas au Bouddhisme originel énoncé par Bouddha,
pratiques s'accommodant facilement des multiples déités d'un
bouddhisme tardif, il est particulier au Tibet,
avec quelques extensions au Bouthan,
Zanskar,
Ladakh,
Mongolie;
on
y retrouve certains as-pects ésotériques marqués dans
la « secte » japonaise Shingon
(école de la Vraie Parole, fondée par Kobo Daishi ou
Kukai en 806).
Le
Vajrayâna dit " bouddhisme Tibétain " est
actuellement la forme la plus diffusée, répan-due et
la plus courue du Bouddhisme en Occident, bien avant même
le Zen. |
 |
Son
pourcentage ne dépasse pourtant pas les 3 %, réparti sur
plusieurs pays.
Il
est divisé en 4 écoles et quelques sous-écoles, représentant
chacune d'entre elles qu'une partie infime du pourcentage total
de la population bouddhiste indigène asiatique.