
2/4
Justice - Equité
|
La
Justice va de pair avec la recher-che de l'équilibre
pour accomplir sa destinée sans interférence nuisible.
C'est un des autres sens de ce mot, souligné par
Krishna : "Chaque
fois que le Dharma s'efface et que monte l'Adharma
(injustice), alors, je prend naissance."
On
voit donc les deux pôles
Dharma
et son absence
Adharma
s'opposer.
|
Dans
le Mahâbhârata, le mot est également utilisé dans ce sens en
décrivant l'âge d'or : "..Au
début, il n' y avait ni Etat, ni Souverain, ni Sanction, ni
personne qui punit. Les hommes se protégeaient les uns les
autres par un Dharma inné, et par leur sens de la
justice."
L'un
des Buts
Dharma
est l'un des quatre buts (Chaturvarga) possibles de l'effort humain (Purushârthas) dans l'existence.
Les
3 premiers (Trivarga)
mènent à la jouissance du monde (Pravritti
mârga) ce
sont : Artha,
la recherche de la perfection dans le monde matériel, Kâma,
la recherche de la perfection dans le monde sensoriel, sensuel
et sentimental, Dharma, la recherche de la perfection dans le domaine moral et mental, et
le plus élevé de tous (Parama-purushârtha),
Moksha, la libération spirituelle, obtenue par le renoncement (Nivritti
mârga).
L'ordre
donné à ces quatre buts est important, car chacun est inférieur
au suivant, et subordonné à lui.
Dharma
étant donc la voie d'accès à Moksha.
L'Idéal
Ce
sens est la conséquence du fait que c'est Dharma qui ouvre la
porte de Moksha.
Moksha,
la libération ne pouvant raisonnablement pas être objectivé,
sous peine de dévalorisation, c'est donc le Dharma qui
devient l'idéal à atteindre dans la vie, pour espérer voir
arriver la Libération.
Devoir
religieux
Il
est l'idéal humain le plus haut, la haute moralité recherchée,
et pas que d'ordre social, mais aussi cosmique (ordre
universel), respectant encore ce sens primordial dominant.
Sans
cette note extra-sociale, l'homme tournerait en rond et
n'atteindrait jamais la libération. C'est
tout ce qui fait croître la dévotion envers Dieu.
On
parle alors de Dharma hindou, de Dharma musulman, ou de Dharma
chrétien.
La
RELIGION
Le
devoir religieux obéit à l'impératif du devoir à faire pour
avoir une haute moralité. Quand il est digéré par l'être
humain, le devoir religieux, avec une petite connotation
"d'obligation raisonnable", devient quelque chose de
naturel et se mute en la RELIGION elle-même.
Précisons
que le mot "religion" chez l'hindou n'a pas le sens
restrictif des occidentaux - prier, aspirer ne suffisent pas, il
faut se transformer. C'est l'équivalent du Mysticisme
pour l'occidental.
Englobant
toutes les pratiques mystiques, dans cette acception, il
s'oppose à la morale religieuse figée, ou à la moralité (nîtî),
en les élargissant.
DIEU,
la VERITE
Où
mène la pratique mystique intense, si ce n'est à la Vérité
Absolue, impersonnelle ?
"Le
Dharma est la Vérité éternelle qui règne sur le
monde."
Dire le Dharma, c'est aussi dire la vérité.
C'est alors la Transcendance absolue, ou selon sa voie, le
Dieu personnel réalisé.
Sous
ce dernier aspect, on l'assimile sou-vent à YAMA,
le dieu de la mort, ayant la mission de donner aux
hommes récom-penses et châtiments selon leur soumission
ou désobéissance à l'ordre cosmique.
En
prenant d'autres formes divines, on dit qu'il est sorti
du sein droit de Brahman pour dispenser la félicité.
|
YAMA
|