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- ASANAS -

 

Les postures yoguiques sont de deux types : physiques et visibles, psy-chiques et invisibles.

 

Il n'est nul besoin de connaître des centaines de postures physiques pour réussir dans le yoga, une dizaine suffit. De même que nulle part il n'est exigé d'avoir la souplesse d'un contorsionniste de cirque. La posture étant un moyen et non une fin en soi, l'important est de faire de son mieux, sans forcer.

Pantajali précise qu'une bonne posture doit être stable, agréable et sans effort. Seule l'intention sincère importe.

 

- PRANAYAMA -

 

Le rythme de notre respiration nous renseigne sur l'activité ordonnée ou non de nos pensées.

Parvenir à contrôler son souffle c'est réorganiser de manière disciplinée ses pensées. Il s'ensuit une pacification du mental, propice au bien-être nerveux et émotionel.

Le pranayama insiste dans ses développement sur les phases d'arrêt de la respiration durant lesquelles la conscience doit être observatrice du système physiologique.

 

- PRATYHARA -

 

Dès que nous ouvrons les yeux, nous sommes littéralement happés par les phénomènes extérieurs, et nous réagissons émotionnellement à leur présence.

Il en va de même des autres sens quand ils entrent en action. Nous n'agissons jamais, mais ne faisons que réagir aux stimuli de l'extérieur.

 

La neutralisation de ces attachements réactifs se fera par le retrait des sens du phénoménal immédiat. 

 

Ce qui est capté ne doit plus à longue nous affecter en agréable comme en désagréable, c'est par le retrait des sens que nous y parviendrons.

 


 

Les postures corporelles, le retrait des sens et le contrôle respiratoire, après une certaine pratique, donnent déjà au disciple une liberté nouvelle; les imprégnations extérieures pèsent moins sur le psychisme, et un calme mental commence à poindre.

 

Ces trois premières phases sont  le socle de tout yoga, quel qu'il soit, l'INITIATION du départ.

 

Les trois dernières phases à venir, appelées SAMYANA sont la couronne de l'enseignement yoguique. Malheureusement souvent en occident, elles sont négligées, si d'aventure les enseignants déjà en connaissent l'exis-tence.

 

Ils préfèrent s'en tenir au bien être relatif acquis par les postures et les respirations, en négligeant souvent le retrait de sens, sans quoi pourtant, rien de stable ne pourrait être tenu pour acquis. 

 

SAMYANA :

 

- DHARANA -

 

 La concentration yoguique permet au disciple de focaliser son attention sur n'importe quoi, et de s'abstraire ainsi de tous les parasitages voisinant.

 

- DHYANA -

 

La méditation est de la lucidité impersonnelle. C'est l'exacte inverse de dharana. Pour être juste, elle prend la suite.

Méditer c'est permettre à l'esprit de se dilater en expansion dans l'ether, hors du système héliocentrique du mental.

Cela ne s'apprend pas, il n'existe pas de techniques pour apprendre à méditer, ce serait absurde, toute technique est conditionnement, méditer c'est échapper justement aux conditionnement, ça vient quand nous cessons la concentration.

 

- SAMADHI -

 

La distinction entre Dhyana et Samadhi n'est pas évidente du tout à faire.

Pour la compréhension mentale, on dira que Samadhi est de la médi-tation profonde.

Atman, l'âme individuelle est engloutie dans Brahman, à tel point que le "Je" qui médite disparaît.

L'âme fond dans Brahman comme la neige se liquéfie sous le soleil.

 

Cette expansion ultime se fait rarement d'un trait, plus souvent par paliers successifs que les yogis ont su distinguer :

  

 

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